Tous les visiteurs doivent se procurer des billets

Obtenez-les à l’avance
Vous devez vous procurer des billets d’entrée et de « Planète glace », même lorsqu'ils sont gratuits comme c'est le cas pour les membres. Obtenez vos billets maintenant.

  1. Accueil>
  2. Au sujet du Musée>
  3. Nouvelles du Musée>
  4. Nouvelles>
  5. Petite abeille, grand honneur

Petite abeille, grand honneur

Nouvelle espèce d’abeille nommée d’après un associé de recherche du Musée

Thomas Onuferko / Musée canadien de la nature

Fermer.

Une femelle (vue latérale) de l’espèce nouvellement nommée Lasioglossum onuferkoi.

 

20 mai 2022
par Laura Sutin

L’expert des abeilles Thomas Onuferko, Ph. D., un associé de recherche au Musée canadien de la nature, est honoré d’avoir une nouvelle espèce nommée en son honneur, Lasioglossum onuferkoi. Ce petit insecte (d’une longueur d’environ six millimètres) appartient à la famille des Halictidae, que l’on appelle parfois les « abeilles de la sueur » ou plus généralement halictes.

Lasioglossum onuferkoi faisait partie des 12 000 spécimens d’abeilles et de guêpes qu’Onuferko a recueillis en 2019 tout en travaillant avec le Musée sur une bourse postdoctorale Beaty pour la découverte d’espèces. Ses expéditions printanières et estivales l’ont conduit à étudier les dunes de l’Alberta au Manitoba. Ces dunes de prairie représentent un écosystème unique où diverses espèces végétales et animales adaptées au sable — dites psammophiles — peuvent survivre.

Au début de 2022, Lasioglossum onuferkoi a été décrite dans un article scientifique par le candidat au doctorat Joel Gardner et Jason Gibbs, Ph. D., taxonomiste d’abeilles de renom et professeur agrégé à l’Université du Manitoba, tous deux experts du genre. L’article a été publié dans The Canadian Entomologist (Cambridge University Press).

Les halictes sont extrêmement diverses. On en trouve sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique. On compte près de 100 espèces du genre Lasioglossum au Canada seulement. Lasioglossum onuferkoi a une aire de répartition assez restreinte au Canada, ce qui explique pourquoi elle avait été négligée dans les études taxonomiques précédentes. On ne la connaît que sur les sites de dunes actifs à l’intérieur d’une petite zone chevauchant la frontière Alberta–Saskatchewan, habitat principal des expéditions d’Onuferko en 2019. En outre, cet habitat semble être en déclin en raison de la stabilisation accrue des dunes (c’est-à-dire la fixation du sable en place et la conversion subséquente en prairies).

« Pour le citoyen moyen, les abeilles de sueur ne ressemblent pas vraiment à des “abeilles”, dit Onuferko, et parce que la plupart des espèces sont très petites, leur piqûre n’est généralement pas capable de pénétrer à travers la peau humaine. »

Thomas Onuferko a probablement recueilli plus d’abeilles L. onuferkoi que quiconque à ce jour. Au cours de sa carrière, il a nommé des espèces d’abeilles d’après les d’autres collègues, mais c’est la première fois qu’on en nomme une en son nom à lui. « C’est un grand honneur », dit-il.

À l’aide de la collection considérable de 12 000 spécimens et plus (représentant environ 370 espèces) de l’échantillonnage de 2019, Onuferko prévoit de publier prochainement ses conclusions sur l’impact de la stabilisation des dunes sur les abeilles et les guêpes dans le sud des Prairies canadiennes.

Dans le cadre d’un projet tout à fait distinct, Thomas Onuferko a partagé son expertise scientifique dans une initiative de restauration dirigée par Tundra Oil & Gas Ltd.— pour convertir les anciens puits de pétrole du Manitoba en habitats de prairies propices aux pollinisateurs. Onuferko identifie le nombre de pollinisateurs et les espèces sur ces sites. Informez-vous sur cette initiative.