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Lauréats du prix d'honneur

2021

Un homme tenant une feuille d'érable.

Ken Jewett

Mulmur (Ontario)
Projet : Plantation de l'érable autochtone du Canada – une partie de notre patrimoine naturel et culturel

Au cours des 20 dernières années, Ken Jewett a consacré sa vie et ses ressources financières personnelles à la plantation d'espèces d'érables indigènes partout au Canada. Grâce à une fondation qu'il a créée, Ken a donné plus de 2,5 millions de dollars à des particuliers et à des groupes pour des initiatives de plantation et il a promu l'éducation environnementale sur l'importance de l'érable canadien autochtone.

 

Aujourd'hui, en conduisant dans les régions rurales de l'Ontario, on voit souvent de magnifiques rangées d'érables à sucre le long des bords de route, des allées de ferme et des limites de propriété. Ces arbres proviennent d'un programme historique d'incitatifs gouvernementaux visant à prévenir l'érosion le long des terres agricoles, qui a mené à la construction de routes bordées d'érables dans les régions rurales de l'Ontario. En 2002, voyant que ces anciens érables étaient en déclin et à risque de disparition, Ken a fondé Vive la feuille d'érable (VFE). Cette fondation appuie et promeut la plantation d'érables indigènes du Canada dans les régions rurales de l'Ontario – des arbres indigènes naturellement adaptés au climat local et aux conditions du site, ayant évolué pour résister aux phénomènes météorologiques violents et à la plupart des problèmes de ravageurs locaux.

Sous la direction de Ken, VFE a lancé un programme de « remise de remerciement » pour les propriétaires fonciers ruraux afin de les aider à planter des érables. Les érables cultivés au Canada sont mis à la disposition des plantations par l'entremise de 22 pépinières partenaires. À ce jour, plus de 130 000 érables indigènes ont été plantés en Ontario dans le cadre de ce programme, ce qui équivaut à plus de 2000 km de voies d'accès bordées d'érables. La ville d'Ottawa, les cantons de Clarington et de Port Hope, ainsi que l'Office de protection de la nature de la région de Ganaraska sont également bénéficiaires de ce rabais en appui à leurs efforts de plantation d'érables indigènes.

Au niveau national, Ken a découvert que la Commission de la capitale nationale s'était procuré des érables de l'Oregon pour les planter dans la région de la capitale nationale. Il a mené une campagne de sept ans pour encourager l'approvisionnement en espèces indigènes, ce qui a mené à la décision de 2015 de la CCN de passer à des érables indigènes. « L'érable, sa feuille et son sirop font partie de notre patrimoine canadien », dit Ken. « J'ai vu des érables indigènes disparaître et être remplacés par des cultivars et des espèces envahissantes. J'ai promis d'essayer d'y mettre fin et d'aider les agriculteurs et les propriétaires fonciers à planter des érables indigènes le long de leurs bords de route et de leurs allées. »

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2020

Un homme tenant un livre.

Charles Brandt

Black Creek (Colombie-Britannique)
Projet : revitalisation de la rivière et retour de populations de saumon saines

Le père Charles Brandt était un homme exceptionnel, qui a joué les rôles d'enseignant, de mentor, d'écologiste et de modèle en consacrant sa vie à la protection et la préservation des habitats naturels.

 

En 1965, le père Charles est arrivé dans la région de Tsolum près de Courtenay sur l'île de Vancouver et y a établi un ermitage près du ruisseau Headquarters, un tributaire de la rivière Tsolum. Il a participé à une étude sur le saumon rose avec Robert Bamsin et le ministère des Pêches et Océans à l'époque où la mine de cuivre du mont Washington, É.-U., en amont du bassin versant, commençait à rejeter du cuivre toxique dans la rivière Tsolum. Cet empoisonnement au métal a causé le déclin des populations de saumons dans la rivière. Mais la cause du déclin n'a été décelée qu'en 1984, presque 20 ans après la fermeture de la mine. En 1997, le père Charles est devenu membre fondateur du groupe du travail de la rivière Tsolum qui fait des pressions auprès du gouvernement et a établi un comité de travail pour faire une recherche sur les flux, les habitats, le drainage des roches acides et l'agriculture dans le bassin versant. En 2009, après 27 ans de pressions exercées par groupe du travail de la rivière Tsolum et la Restoration Society, le gouvernement de la Colombie-Britannique a investi 4,5 millions de dollars pour remplir et réhabiliter le site minier. Grâce au dévouement du père Charles et de son équipe, des milliers de saumons retournent chaque année à la rivière Tsolum.

Le père Charles Brandt a inspiré des générations de bénévoles à travailler ensemble pour protéger et préserver les forêts et les rivières. Il mettait en pratique ses convictions tous les jours. Il croyait que les communautés humaines et naturelles doivent s'unir pour n'en former qu'une. L'héritage qu'il laisse est inestimable, non seulement dans la rivière Tsolum, où la vie est revenue, mais aussi dans le coeur et l'esprit de ceux qu'il a touchés en instillant un profond respect pour toutes les formes de vie et en les incitant à avoir une présence plus douce sur la planète. Il est décédé en octobre 2020 à l'âge de 97 ans.

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2019

Un homme qui tient une plante envahissante.

John Coope

Vancouver (Colombie-Britannique)
Projet : groupe d'intendance du parc de la plage Jericho à Vancouver

John Coope se passionne pour la nature et son étude. Après sa retraite, cet ancien professeur de chimie de la University of British Columbia a satisfait son intérêt pour la botanique en fondant un groupe d'intendance du parc de la plage Jericho à Vancouver. Il a participé fidèlement à l'arrachage des plantes qui avaient envahi ce parc urbain bien aimé, d'abord la salicaire pourpre puis la renouée du Japon et l'anthrisque des bois qui sont ainsi passés d'environ 30 000 plants à presque zéro. Ses patrouilles hebdomadaires dans le parc ont inspiré d'autres personnes. Il tient un registre détaillé des plantes du parc, où il a recensé 300 espèces. Il forme de jeunes bénévoles à la flore locale. Ses 20 ans de bénévolat sont une source d'inspiration et prouvent que l'on peut toujours faire quelque chose pour la nature, peu importe l'âge ou les compétences.

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2018

Dave Mossop.

Dave Mossop

Whitehorse (Yukon)

Professeur émérite du collège Yukon, Dave Mossop a consacré plus de 40 ans à la recherche, à la conservation de la nature, à l'éducation et à la défense de l'environnement. Ce biologiste des espèces sauvages a été à l'avant-scène des efforts nationaux et internationaux pour protéger les espèces en péril, notamment le Faucon pèlerin. Le rétablissement de cet oiseau compte parmi les grandes réussites du XXe siècle en matière de conservation. Sous la houlette de Dave Mossop, on a établi le premier site d'interprétation du Yukon sur la route Dempster. M. Mossop a contribué à plusieurs projets d'importance au cours de son illustre carrière. Membre fondateur de la Réserve faunique du Yukon, il continue de communiquer sa passion pour la nature, et en particulier pour les oiseaux, en poursuivant ses activités de conseiller et de mentor en recherche sur la biodiversité et en vulgarisation scientifique.

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2017

Un homme derrière un podium avec un prix.

Louis Fortier, Ph.D.

Québec (Québec)

Décrit comme un visionnaire animé par de grandes idées, Louis Fortier, Ph. D., a réussi, grâce à son esprit d'initiative, à obtenir des fonds pour mettre en place des projets de recherche nationaux et internationaux dans l'Arctique, dont l'International North Water Polynya Study (NOW), la Canadian Arctic Shelf Exchange Study (CASES) et ArcticNet. Sa vision et son influence ont facilité la participation des Inuits à tous les niveaux du processus de recherche. Ils ont aussi permis de dépasser les barrières entre sciences de la santé, sciences sociales et sciences naturelles et de forger de nouveaux partenariats entre les universitaires et le secteur privé. En 2007, il a été nommé officier de l'Ordre du Canada. Louis Fortier est décédé en octobre 2020.

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2016

Un homme près des zones humides.

Neal Jotham

Ottawa (Ontario)

Neal Jotham a joué un rôle de premier plan dans l'élaboration et l'adoption de normes internationales sur les pièges indolores utilisés dans l'industrie de la fourrure. Malgré la controverse, il est resté fidèle à son objectif : rendre le piégeage plus respectueux des animaux. Résultat : des millions d'animaux à fourrure meurent dorénavant sans souffrir.

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2015

Une femme reçoit un prix.

Cornelia Hahn Oberlander, O.C.

Vancouver (Colombie-Britannique)

L'architecte-paysagiste Cornelia Hahn Oberlander a consacré sa carrière au design durable, à la préservation et à l'appréciation de la nature. Adepte des toits verts de la première heure, elle laisse un héritage remarquable, notamment : le Centre d'art des enfants de l'Expo 67 à Montréal, le Musée des beaux-arts du Canada, l'assemblée législative de Yellowknife et l'ambassade canadienne à Berlin. Officier de l'Ordre du Canada, elle a été surnommée la « reine de l'écologie », en raison de son engagement indéfectible au monde naturel. Elle est décédée en mai 2021 à l'âge de 99 ans.

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