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Les lièvres
pullulent
« Les lièvres
sont beaucoup plus nombreux en Ellesmereland [par
comparaison au Groenland], où la végétation
est plus luxuriante. La première fois que
je suis allé chasser là avec mes
amis de Thulé, ils ont proposé que
nous amassions assez de fourrure [afin de faire
des 'chaussettes'] pour passer plusieurs saisons.
Je leur ai demandé s'ils s'attendaient
vraiment à trouver autant de lièvres.
'Beaucoup!' se sont-ils écriés avec
conviction. 'Il y a tellement de lièvres
qu'on dirait que la terre a des poux!' C'était
la meilleure façon pour eux d'illustrer
le fait d'un approvisionnement intarissable. »
- Freuchen 1961
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Des lièvres arctiques au parc national Quttinirpaaq, au Nunavut.
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Les populations
Les régions arctiques | Terre-Neuve-et-Labrador
Le nombre total de lièvres arctiques (Lepus
arcticus) au Canada n'a jamais été estimé.
En outre, les biologistes n'ont pas établi
si les populations de lièvres arctiques fluctuent
selon un cycle commun de hauts et de bas, comme c'est
le cas pour les lièvres d'Amérique
plus au sud.
Les régions arctiques
Puisque leurs déplacements dans certaines régions
des îles nordiques nous sont inconnus ou qu'ils ont été peu étudiés,
nous ne sommes pas en mesure d'estimer les populations
réelles, même si de nombreuses colonies de
plus de 100 individus ont été répertoriées.
Le personnel de la station météorologique
d'Eureka (au Nunavut) a vu des colonies de centaines
voire de milliers de lièvres s'affairer autour
de la station dans les années 70 et 80, mais de
tels nombres n'ont pas été observés
ces dernières années. Des groupes de centaines
d'individus aperçus au parc national Quttinirpaaq
sur la partie nord de l'île d'Ellesmere
ont également été portés disparus
récemment.
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Une importante colonie de lièvres arctiques (Lepus arcticus) à Eureka, au Nunavut.
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Les lièvres arctiques prennent de l'importance,
en raison de l'affluence touristique grandissante
dans l'Arctique et la poursuite de la chasse traditionnelle
par les habitants du nord. Grâce à leur haute
visibilité, ils sont devenus une attraction populaire
dans de nombreux parcs et endroits protégés
de l'Arctique. Le parc national Quttinirpaaq de
l'île d'Ellesmere est peut-être
le seul endroit au monde où les lièvres arctiques
sont devenus un attrait majeur pour les photographes et
autres touristes 'extrêmes'.
Terre-Neuve-et-Labrador
Sur l'île de Terre-Neuve, les lièvres
arctiques n'ont sans doute jamais été nombreux.
Confinés à la grande toundra et aux régions
montagneuses, ils sont parmi les mammifères indigènes
les plus menacés de la province et peu de gens en
ont vus. Ils sont classés 'peu communs' dans
le plan de conservation de la province pour 2004. Parcs
Canada considère qu'ils sont 'rares' sur
l'île et certains biologistes avancent qu'ils
sont menacés.
Au parc national du Gros-Morne, les lièvres arctiques
ont un rôle clé à jouer et leur nombre
est surveillé de près. L'estimation
de Parcs Canada s'élevait à 870 lièvres
arctiques dans le parc en 2000, en hausse d'une estimation
de 230 en 1997. On suppose que la population de lièvres
arctiques sur l'île traverse un cycle de hauts
et de bas.
Dans les années 70, six lièvres arctiques
ont été capturés dans le sud de Terre-Neuve-et-Labrador,
puis relâchés sur Brunette
Island au large de la côte sud de Terre-Neuve. Ils ont survécu,
se sont multipliés et la population a atteint plus
de 1000 lièvres. Un programme de capture, de reproduction
et de relâchement de lièvres dans leur ancien
habitat sur l'Avalon Peninsula de la province
a été entrepris dans les années 80,
mais aucun des relâchements n'a mené à l'établissement
d'une population reproductrice.
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Des lièvres arctiques, prêts pour le voyage de Brunette Island à la partie continentale de Terre-Neuve, attendent dans des cages près de l'hélicoptère qui les amènera à leur nouvelle demeure.
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