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Morgan : La plupart de nos collectivités se trouvent aussi sur la côte. Certains de nos quais, de nos bâtiments et de nos camps traditionnels ont été emportés par des marées et des tempêtes exceptionnelles.
Inukshuk : Et, comme dans le Grand Nord, ces phénomènes ne menacent pas seulement les gens mais aussi les plantes et les animaux. Le Bangladesh abrite la forêt de Sundarban, qui forme la plus grande mangrove du monde.
Ryan : Cette forêt a l'air mal en point. À quoi sert-elle?
Inukshuk : Ces arbres se plaisent dans l'eau salée et poussent le long de l'océan. Ils stabilisent les rives et procurent un habitat essentiel au tigre royale du Bengale. Comme les terres agricoles s'érodent le long des côtes ou deviennent marécageuses à cause de l'infiltration de l'eau de mer, les gens qui cherchent à se réinstaller exercent une pression croissante sur ces forêts.
Ryan : Et quand les forêts disparaîtront, on pourra dire adieu aux tigres!
Morgan : Situation qui semble désespérée! Qu'est-ce que les gens peuvent faire?
Inukshuk : Il existe des solutions. Mais il faut d'abord bien cerner les problèmes. En se familiarisant avec les changements climatiques, les gens finiront par trouver des moyens créatifs de s'adapter. Au Bangladesh, des groupes de théâtre font appel aux danses et aux chants traditionnels pour faire connaître les risques des changements climatiques et les moyens pour s'y préparer.
Ryan : Donne-moi un exemple?
Inukshuk : Comme faire de la culture sur l'eau.
Ryan : Vous n'êtes pas sérieux. Ce gars n'est pas en train de marcher sur l'eau?
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