Voici des exemples de trois différents types de vers marins sédentaires que l'on peut trouver près des côtes canadiennes. Le trait commun superficiel entre les trois vers est le corps épais doté d'une extrémité antérieure extensible.
1. Les sipunculiens (les vers du phylum Sipunculida)
Le nombre estimé d’espèces de sipunculiens varie de 144 à 350. Une espèce est illustrée ci-bas (1). Ces vers varient en longueur de 2 mm (1/8 po) à 50 cm (19,5 po). Ce ver creuse dans le sable et la boue ou vit dans les fentes des rochers ou dans les coquilles vides de gastéropodes. Pour se nourrir, ses tentacules fixées à l'extrémité de son corps attrapent de minuscules végétaux et des détritus (matières organiques mortes). Ces vers se trouvent partout dans le monde, surtout dans la zone intertidale, mais on peut les trouver au plus profond de l’océan.
2. Le priapulien
Il y a environ 19 espèces connues de priapuliens. Une espèce est illustrée ci-bas (2). La taille de ces vers peut varier de moins de 1 mm (la trompe allongée) à presque 40 cm (16 po; la trompe rétractée). Les gros priapuliens creusent dans le sable et la boue, ne laissant émerger que leur bouche. La plupart se nourrissent de proies indolentes à corps mou, alors que d’autres sont limivores (mangeurs de vase). Les espèces plus grosses ne se trouvent que dans les eaux froides, soit à de grandes profondeurs dans les régions tropicales soit dans les eaux moins profondes près des pôles. La quasi-totalité des espèces plus petites vit logée entre des grains de sédiment dans les eaux tropicales peu profondes.
3. L’échiurien ou vers cuiller (les vers du phylum Echiura)
Il y a environ 150 espèces décrites d’échiuriens. Une espèce est illustrée ci-bas (3). La taille de ces vers peut varier de quelques millimètres à 30 cm (12 po), quoique certaines espèces puissent prolonger leur trompe en forme de cuiller pour atteindre une longueur de 50 cm (19,5 po). L’échiurien creuse dans le sable et la boue, dans lesquels il construit parfois un tube en U. La trompe recueille la nourriture—des micro-organismes et des détritus—grâce à ses sécrétions visqueuses. On le trouve sous toutes les latitudes, habituellement près des côtes, mais on en a également recueilli au fond de l’océan à de grandes profondeurs.
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