Le castor du Canada est la première richesse naturelle que les Européens ont exploitée en sol canadien. Sa peau était tellement prisée qu’elle servait de monnaie d'échange. Au seuil de l’extinction en 1930, le petit mammifère a pu se repeupler de façon satisfaisante grâce à des mesures de conservation. L’introduction de l’espèce en Europe a produit des populations viables.
Le castor fait partie d'une société complexe très hiérarchisée, axée sur la famille et centrée sur la femelle. La cellule familiale comprend en moyenne de 10 à 12 membres : adultes, jeunes et les petits de la dernière portée. Le poids de l'adulte varie entre 15 et 35 kg (entre 33 et 77 lb), la moyenne oscillant autour de 20 kg (44 lb). Le mâle et la femelle ont à peu près la même taille à l’âge adulte.
Herbivore, le castor se nourrit de feuilles, de brindilles et de l’écorce de la plupart des essences forestières. Il accumule branches et billots en les enfonçant dans la boue au fond de l’étang pour s’alimenter l’hiver.
Le castor compte parmi ses prédateurs l'ours, le loup, le coyote, le pékan, le carcajou, la loutre et le lynx. Aux abois cependant, il est un puissant adversaire. Sa hutte de branchages entremêlés et de boue figée le garde à l’abri et l'ours noir lui-même a du mal à y pénétrer.
Après l’humain, le castor est l’être vivant qui peut le plus influer sur son environnement. Il bâtit des digues atteignant généralement une cinquantaine de mètres (164 pi) de longueur, 2 m (6,5 pi) de hauteur et 3 m (10 pi) de largeur à la base. En plus de contribuer à la régulation du niveau des cours d'eau forestiers, ces barrages lui servent d’habitat, de même qu’aux poissons et aux oiseaux aquatiques. L’eau lui permet de transporter les billots et de se sauver lorsqu’il se sent en danger.
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