Le Balbuzard est l'oiseau emblématique de la Nouvelle-Écosse. Ce gros rapace puissant mesure de 55 à 65 cm (de 21 à 26 po) de longueur environ. Ses parties supérieures sont surtout brun foncé tandis que les dessous et la majeure partie de la tête sont blancs. Une bande foncée s'étire de la base du bec à l'arrière de la tête en passant par les yeux.
Le Balbuzard ressemble beaucoup à l'aigle. Il s'en distingue cependant au vol par la silhouette en M que forment ses ailes déployées : ses longues ailes étroites et coudées s'arquent à la jointure, de sorte que leur extrémité oblique légèrement vers l'arrière.
Ce rapace s'apparente aux faucons, aux aigles et aux vautours de l'Ancien Monde. Les scientifiques le rangent toutefois dans une sous-famille à part, en raison des traits distincts qui le caractérisent : son pied et ses orteils sont bien adaptés à la pêche, le Balbuzard se nourrissant exclusivement de poissons. Il possède quatre orteils de même longueur, dont le doigt externe est réversible : avec deux doigts vers l'avant et deux vers l'arrière, il peut plus facilement attraper sa proie. De plus, ses longues serres acérées et incurvées ainsi que les courtes épines rigides (appelées spicules) qui garnissent la surface de ses pieds lui procurent la prise voulue pour saisir un poisson gluant.
Pour chasser, le Balbuzard plane à une altitude de 10 à 30 m (de 33 à 100 pi) au-dessus d’un plan d’eau. Il tente d'abord de repérer un poisson, puis attend que sa proie se trouve dans une position favorable pour fondre sur elle. Il effectue alors sa descente les ailes rabattues et les griffes en avant. Normalement, il disparaît complètement sous l’eau pour reparaître quelques secondes plus tard avec un poisson dans les serres. Comme son plumage est fin et dense, le Balbuzard ne se trempe pas trop lorsqu’il se livre à ce type de plongeon.
Le Balbuzard est l’un des oiseaux les plus largement distribués au monde. On peut le trouver sur la côte des océans ainsi que sur les rivages des grands lacs et cours d’eau de tous les continents et des îles. Il est toutefois absent des régions polaires et subpolaires où l’eau est gelée trop longtemps, et des îles très isolées des zones tempérées et tropicales.
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