La recherche sur les cellules souches : Jusqu'où peut-on aller?
Toronto (Ontario), le 20 novembre 2004
Qu'est-ce que la loi canadienne permet et qu'est-ce qu'elle défend en matière de recherche sur les cellules souches?
En mars 2004 entrait en vigueur la Loi sur la procréation assistée du Canada, qui a pour but de protéger et favoriser la santé, la sûreté, la dignité et les droits des personnes sans se priver des bienfaits de la recherche sur les cellules souches.
Le bien-fondé de réglementer la recherche sur les cellules souches et la portée que devraient avoir ces lois ont fait l'objet d'un débat très animé. « La loi suscite une tension. Elle vise à protéger la dignité humaine. Au Canada, un embryon n'est pas une personne jouissant de tous les droits fondamentaux. La loi permet, par exemple, l'avortement plusieurs semaines après la conception », explique Trudo Lemmens.
La Loi sur la procréation assistée défend la création d'embryons à des fins explicites de recherche, la création de chimères (c'est-à-dire d'embryons humains que l'on aurait dotés d'éléments non humains) et le clonage humain. Enfreindre ces interdictions peut conduire à des amendes de 500 000 dollars et à dix années d'emprisonnement.
Teren Clarke et les membres de son organisation se disent satisfaits de la loi. « Nous sommes d'avis que cette loi instaure un équilibre entre les aspects délicats et les possibilités de découverte. »
Pour Barry Brown, cette loi ne protège pas suffisamment la vie humaine. « L'argument des bienfaits -- et ils sont énormes, nous en convenons tous -- ne doit pas compromettre les droits de l'embryon. Si tel est le cas, on finirait pas justifier une recherche destructrice sur le foetus, voire sur le nouveau-né. » |
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Nos invités
- Barry Brown, M.A., Ph.D.
- Teren Clarke, I.A., B.Sc.Inf., M.G.
- Abdallah Daar, M.D., D.Phil., FRCP, FRCS, FRSC
- Trudo Lemmens, Cand. Jur., Lic. Jur., LL.M., D.C.L.
- Bob McDonald
- Janet Rossant, Ph.D.
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