| La recherche scientifique doit en grande partie son succès
au secteur privé, observe Alex MacKenzie.
Dans le milieu des années 1990, M. MacKenzie a joué
un rôle de premier plan dans la création d'une jeune
entreprise de biotechnologie et l'obtention de brevets,
à partir de sa découverte des gènes de la maladie
d'Aran-Duchenne.
« On a consacré jusqu'à présent plus
de 30 millions de dollars à cette classe de gènes.
On découvre aujourd'hui que ces gènes jouent probablement
un rôle dans la mort des neurones et le cancer. Il appert
que si on n'avait pas obtenu les brevets et lancé l'entreprise
de biotechnologie, rien de tout cela ne se serait produit »,
déclare M. MacKenzie.
Pour Alan Bernstein, le défi consiste à
parvenir à un juste équilibre.
« Si nous réussissons en tant que pays à mettre
au point la prochaine molécule d'insuline et que nous voulons
bénéficier de cette découverte, il faut savoir
profiter d'une partie de sa valeur économique »,
ajoute M. Bernstein.
Les citoyens canadiens ont un rôle à jouer dans la
façon d'arriver à cet équilibre, ajoute Mme
Pauline Tardif. À titre de contribuables, de souscripteurs
aux organisations de recherche ou d'investisseurs, nous finançons
tous la recherche en génomique.
« Renseignez-vous sur l'intégrité des recherches
en cours dans l'organisation que vous appuyez financièremen »,
conseille Mme Tardif.
| Abby Lippman propose
trois moyens d'éviter les dérives du dépistage
génétique que pourraient provoquer les pressions
commerciales :
- Pas de publicité sur les tests génétiques
adressées directement aux consommateurs
- Pas de brevets sur une forme quelconque de vie
- Financement public des tests de dépistage génétique
Voir la
publicité de Myriad Genetics sur le dépistage
génétique du BRCA adressée directement
aux consommateurs et actuellement télédiffusée
aux États-Unis. |
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