Dépistage génétique : Promesses et périls
Ottawa (Ontario), le 5 mai 2003
La législation actuelle sur le dépistage génétique
est-elle adéquate ?
« L'environnement juridique actuel ne m'inspire guère
confiance, déclare Timothy Caulfield. Ce
n'est la faute de personne. Ce n'est ni celle de Santé Canada
ni celle du gouvernement canadien. Ces technologies font tout juste
leur apparition, mais nous devons absolument réagir et élaborer
un cadre de réglementation. Une des choses qui m'inquiètent
beaucoup, c'est que nous ne disposons d'aucun cadre de réglementation
pour la commercialisation des technologies génétiques
et je pense que nous en avons besoin. »
Le projet de loi C-13, qui est un cadre juridique sur les technologies
de reproduction, entame actuellement sa troisième lecture
au Parlement. Si elle est adoptée, cette loi prohibera le
recours aux tests génétiques pour déterminer
le sexe d'un enfant, sauf pour impératif médical.
En vertu de cette loi, les chercheurs utilisant des cellules souches
embryonnaires à des fins de médecine dite régénérative,
comme la création d'un rein cloné, se trouveront en
état d'infraction criminelle.
« Je crois personnellement que c'est une erreur. Et selon
des recherches effectuées au Canada, les Canadiens pensent
que c'est une erreur de bannir la technologie », s'écrie
M. Caulfield.
Il fait observer que le dépistage génétique
soulève une vaste gamme de questions d'ordre juridique et
éthique, notamment la nature du consentement des patients.
Ce consentement se fonde traditionnellement sur l'individu. Comme
la plupart des tests génétiques révèlent
des traits familiaux, comment alors protéger les droits des
autres personnes touchées par le dépistage génétique
effectué sur un sujet ?
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