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Le Musée canadien de la nature est à la recherche de passionnés de la nature pour enregistrer les données de plantes arctiques

Musée canadien de la nature

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Vue de la page pour l'Expédition de botanique dans l'Arctique sur le site Zooniverse. 

Les plantes vous fascinent? L’Arctique vous intéresse ? La transcription n’a pas de secret pour vous ? Le Musée canadien de la nature a un rôle à vous confier !

Toute personne disposant d’un accès Internet peut participer au projet de « science citoyenne », qui a déjà attiré un millier d’utilisateurs depuis janvier. Le travail consiste à saisir les données en ligne concernant environ 17 000 plantes arctiques, dont certaines ont été collectées il y a presque 200 ans.

« Que vous vous intéressiez à la nature, à l’histoire, aux musées ou que vous souhaitiez relever le défi de déchiffrer des manuscrits, vous pouvez contribuer au projet », déclare Jennifer Doubt, conservatrice de botanique du Musée. Cette dernière gère la conservation de plus d’un million de spécimens de plantes de l’Herbier national du Canada, hébergé dans l’édifice des collections nationales du Musée à Gatineau, au Québec.  

Appelé Expédition de botanique dans l’Arctique, ce projet est accessible par l’intermédiaire du site web Zooniverse. Grâce à leur contribution, les citoyens scientifiques permettent aux botanistes du monde entier et à tous d’accéder à des données essentielles sur l’exceptionnelle collection de plantes du Musée et aident à répondre à des questions concernant, notamment, la biodiversité, les espèces en péril et les efforts de conservation.

« La combinaison magique de la plante, du lieu de provenance et de la date de collecte permet non seulement d’étudier d’innombrables aspects de la vie végétale dans l’Arctique mais aussi de suivre les changements floristiques au fil du temps, explique Jennifer Doubt. En plus de tout cela, on peut marcher dans les pas de personnages héroïques, tragiques ou même déloyaux, qui ont parcouru le Grand Nord munis de leur fidèle presse-spécimens. »

L’étape préalable au projet consistait à numériser environ 100 000 spécimens de plantes de l’Arctique sur des feuilles et 15 000 lichens en enveloppe ainsi que  les étiquettes correspondantes. Avec l’appui de la fondation Sitka, Jennifer Doubt, son personnel et son équipe de bénévoles se sont acquittés de cette tâche exhaustive en deux ans.

Une fois les images en main, il restait à enregistrer les données apparaissant sur les étiquettes, qui étaient soit dactylographiées soit écrites de la main de la personne responsable de la collecte. Portant le nom de l’espèce, du lieu de collecte et du collecteur, ces étiquettes confèrent aux spécimens leur intérêt scientifique.

La saisie de ces données est très chronophage et c’est là qu’entre en jeu Zooniverse. Ce portail encourage le grand public à participer à la saisie de corpus de données de projets scientifiques ou historiques, qu’il s’agisse de photos historiques, de documents d’archives ou de spécimens d’histoire naturelle.  

Une fois connecté à Expédition de botanique dans l’Arctique, l’utilisateur voit s’afficher des images numérisées d’herbier ou de spécimens de lichens séchés. Il doit alors taper les inscriptions de l’étiquette. Pour garantir la qualité de l’information, une entrée doit être transcrite par cinq utilisateurs différents.

 Des algorithmes informatiques conçus par le technicien adjoint du Musée, Evan Seed, analysent la cohérence des saisies : lorsqu’il y a correspondance, on attribue au spécimen une entrée unique et exacte, que l’on peut alors diffuser dans le monde ! Les utilisateurs ont accès à une foule de renseignements privilégiés sur les spécimens et sur le travail de transcription grâce à une plateforme d’échanges animée par Kim Madge, spécialiste de la numérisation du Musée.

Parmi les collecteurs de plantes figurent plusieurs explorateurs qui ont sillonné les Territoires du Nord-Ouest, le Yukon et le Nunavut au 19e siècle. Soulignons également les contributions des personnages suivants : Alf Erling Porsild, surnommé botaniste des « rennes » du Musée, qui a grandement enrichi la collection de plantes arctiques du Musée dans les années 1940; Margaret Oldenburg, une botaniste autodidacte et indépendante, qui a financé elle-même ses expéditions dans l’Arctique dans les années 1940 et 1950; John Rae, médecin et naturaliste qui, à la fin des années 1840 et au début des années 1850, est parti à la recherche de John Franklin et de son équipage disparu.

Avec des milliers de spécimens à inscrire dans la base de données, on pourra occuper les utilisateurs pendant la prochaine année. Il y a un ensemble de 5100 lichens de l’Arctique à examiner ainsi que de nouvelles étiquettes sur le lieu de collecte et les habitats associés à saisir.

Jennifer Doubt se félicite du travail accompli. « Beaucoup de gens s’étonnent de la diversité des plantes des régions arctiques, explique-t-elle. Ce projet nous permet de diffuser ces connaissances, de créer des liens avec d’autres personnes et de faire mieux connaître dans le monde entier les collections et l’Arctique canadien. »

Visionnez ce vidéo avec Jennifer Doubt pour un aperçu du projet: https://www.youtube.com/watch?v=p9CnNvzCjeg&list=PLh-kIDOrWL-kECvtFQ_OFXuZttN4K4moW&index=5