Bon retour!

Billets : Vous devez acheter vos billets en ligne, à l'avance, et pour une plage horaire fixe.
En savoir plus sur ce qui se passe et ce qui a changé alors que nous rouvrons nos portes.

  1. Accueil>
  2. Au sujet du Musée>
  3. Nouvelles du Musée>
  4. Nouvelles>
  5. La planète Terre au sein du Musée

La planète Terre au sein du Musée

 

L’artiste visuel britannique Luke Jerram a fait entrer le monde entier dans le Musée canadien de la nature.

Plus précisément, il a créé une oeuvre d’art appelée Gaia : une Terre de sept mètres de diamètre. Suspendue dans l’atrium du Musée, l’envoûtante sphère, éclairée de l’intérieur, semble flotter dans un décor architectural et patrimonial grandiose.  

Gaia se compose de clichés de 120 dpi de la NASA, dont chaque centimètre représente 18 kilomètres de la surface terrestre. Bien qu’elle apparaisse gigantesque aux yeux du spectateur, elle est 1,8 million de fois plus petite que la Terre.

Pour créer Gaia (nom de la déesse grecque personnifiant la Terre), l’artiste a tiré son inspiration des missions spatiales américaines et en particulier de l’effet de vue d’ensemble. C’est le phénomène dont font l’expérience les astronautes quand ils voient la Terre de l’espace pour la première fois et qu’ils sont frappés par sa beauté et sa fragilité. L’artiste a tenté de susciter le même émerveillement et le même effet chez le spectateur.

« Durant toute notre histoire, nous avons levé les yeux vers la Lune, y projetant nos espoirs, nos rêves et nos souhaits, explique Luke Jerram. C’est en 1968 seulement que, pour la première fois, nous avons été capables de voir notre propre planète flotter dans l’espace. »

Dans tous ses projets artistiques, Jerram tente de fournir plusieurs « points d’entrée » afin qu’on puisse interpréter l’oeuvre de différentes manières et à différents niveaux. Il en est ainsi de Gaia, que peuvent apprécier, chacun à leur manière, un enfant de quatre ans, un activiste de l’environnement, un météorologue ou « une personne qui souhaite simplement voir la Terre autrement ».

« Cette oeuvre est un peu comme un miroir qui reflète ce que la personne y apporte, explique-t-il. J’ai vu des météorologues très enthousiastes d’y voir toutes les formations de nuages dans le Pacifique et la façon dont elles interagissaient avec la chaîne montagneuse des Andes. »  

Il ajoute : « Ce que j’aime dans cette oeuvre, c’est que, lorsqu’elle tourne, on se rend compte à quel point le Pacifique est immense. À un certain moment, aucune terre émergée n’apparaît. Quand on regarde une carte, on ne peut pas avoir cette impression que la moitié de notre hémisphère n’est que de l’eau. »

Jerram espère que Gaia rappellera à tous que la Terre est un endroit précieux, notre seule demeure, et que nous devons prendre soin de l’environnement. Les scientifiques affirment que la sixième extinction de masse est en cours, aussi devons-nous changer nos comportements de façon urgente.  

« L’art peut devenir un outil pour communiquer le  sentiment de fragilité que suscite notre planète, dit l’artiste. C’est une méthode utile, je suppose, qui contribue à vulgariser la science aussi. À mon avis, l’art est d’un grand intérêt et fait sa part dans la lutte contre les changements climatiques. »

Gaia est la seconde installation de Luke Jerram exposée au Musée. En 2019, pour le 50anniversaire du premier alunissage humain sur la Lune, sa sculpture Musée de Lune est fixée au sommet du lanternon des reines, la tour de verre du Musée. De quelques points des étages supérieurs, on peut voir Gaia ornant l’atrium et le Musée de Lune au loin.  

Ces deux oeuvres d’art sont fabriquées en nylon tissé par une entreprise de montgolfière de Bristol, la ville de Jerram.

La sculpture Gaia du Musée est l’une des cinq présentées dans le monde et la première au Canada. Alors que les autres vont d’un endroit à l’autre, cet exemplaire de Gaia demeurera au Musée pour une période indéterminée.

Arrivant à un moment où la pandémie de COVID-19 est omniprésente, cette oeuvre d’art « peut fournir au spectateur une nouvelle perspective sur notre place sur la planète et le sentiment que les sociétés de la Terre sont interdépendantes et que nous avons tous une responsabilité les uns envers les autres. »