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Partager l’expertise scientifique pour remettre en état l’habitat des pollinisateurs

Thomas Onuferko

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Chercheur sur les abeilles Thomas Onuferko, 2015.

Le 20 mai 2021

L’étude sur les abeilles sauvages du chercheur associé du Musée canadien de la nature Thomas Onuferko, Ph. D., donnera des ailes aux pollinisateurs du Manitoba. Thomas Onuferko fait profiter de ses connaissances l'entreprise Tundra Oil and Gas en l’aidant à établir des habitats propices aux pollinisateurs sur les sites de puits de pétrole désaffectés. À long terme, la création de tels refuges pour pollinisateurs se révèlera non seulement bénéfique pour la conservation des espèces sauvages mais nécessaire pour la pérennité de l’agriculture.

« Les prairies canadiennes abritent quelque 400 espèces d’abeilles dont de nombreuses espèces végétales indigènes et plantes cultivées dépendent pour leur pollinisation. Tout porte à croire que l’instauration d’îlots propices aux pollinisateurs dans les zones agricoles permet d’augmenter la biodiversité et, dans de nombreux cas, d’améliorer le rendement des cultures », explique Thomas Onuferko.

Le projet se déroule en plusieurs étapes. La première consiste à préparer la remise en état de l’habitat. « Cela comprend : la sélection des plantes indigènes favorables aux pollinisateurs que l’on sèmera; la planification des stratégies de gestion en vue de s’assurer que les semis croissent et qu’ils ne sont pas concurrencer par des espèces exotiques; l’élaboration d’un protocole de surveillance pour voir si les abeilles et les autres pollinisateurs réagissent aux mesures mises en place par la société pétrolière Tundra », explique Thomas Onuferko.

La deuxième étape consiste à favoriser le développement des plantes désirables tout en limitant la croissance des mauvaises herbes et à échantillonner les insectes butinant les fleurs pour voir si les efforts de remise en état favorisent la biodiversité des pollinisateurs. Les étapes qui suivront concerneront des travaux de remise en état semblables effectués plus largement à divers sites de puits abandonnés, le tout s’inscrivant dans la volonté de Tundra de réduire son empreinte humaine.

Pour le projet pilote, on a choisi deux sites dotés de caractéristiques différentes et situés à des endroits différents. Les semis ont été effectués à la fin de l’automne 2020 dans les deux cas.

Situé dans la municipalité rurale de Sifton, le premier site est une voie de service désaffectée depuis 2018. Couvert d’une forêt dense de trembles, de peupliers et d’arbustes de saule, ce site fait partie des terres de la Couronne désignées comme aire de gestion de la faune.  

Le deuxième site se trouve dans la municipalité rurale de Wallace-Woodworth. Il s’agit d’un puit d’injection d’eau et d’une voie de service. Désaffecté depuis 2014, il est complètement régénéré.  Entouré de spartines, de quenouilles et de saules arbustifs, il comprend une vaste partie qui ne peut être cultivée et qui sera laissée dans son état naturel.  

Tout en donnant des conseils sur les travaux de remise en état, Thomas Onuferko œuvre à un projet de recherche plus large sur la biodiversité des pollinisateurs dans les prairies. À titre de détenteur de la bourse de recherche postdoctorale Beaty pour la découverte des espèces 2019-2020 du Musée, le chercheur a collecté des milliers d’insectes, surtout des abeilles et des guêpes, dans les rares habitats de dune de sable dans le sud des prairies. Les identifications et la documentation qui s’ensuivront fourniront d’importantes données de référence sur la diversité des pollinisateurs dans ces écosystèmes menacés. 

La désignation par les Nations Unies d’une Journée mondiale des abeilles le 20 mai témoigne de l’importance des abeilles et des autres pollinisateurs pour la biodiversité. Pour en savoir plus : https://www.un.org/fr/observances/bee-day.