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Des reptiles volants se posent au Musée canadien de la nature : une exposition présentée pour la première fois au Canada

©AMNH/D. Finnin

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Un modèle grandeur nature de Quetzalcoatlus northropi, le plus grand ptérosaure connu avec une envergure alaire de plus de 10 mètres est suspendu au-dessus des visiteurs dans la section Laboratoire de vol de l’exposition.

Ottawa, 13 juin 2019 – Ils volaient avec leurs doigts et marchaient sur leurs ailes. Certains étaient aussi gros qu’un avion de chasse, d’autres auraient pu se loger dans le creux de la main. Ces fabuleux reptiles préhistoriques connus sous le nom de ptérosaures ont régné en maîtres sur les cieux pendant 150 millions d’années. Présentée pour la toute première fois au Canada, l’exposition temporaire Ptérosaure : Voler à l’ère des dinosaures, est à l’affiche au Musée canadien de la nature du 15 juin à la fête du Travail. Elle nous renseigne sur les stratégies d’adaptation et la diversité de ces animaux.

Produite par le Musée américain d’histoire naturelle (AMNH pour American Museum of Natural History) de New York, cette exposition présente des fossiles, des modèles grandeur nature, des jeux interactifs, des vidéos et des scénographies grandioses qui immergent totalement le visiteur dans le monde des ptérosaures, les premiers animaux à maîtriser les mécanismes du vol, en dehors des insectes.

« Les dinosaures sont très aimés, bien sûr, mais il est rare de voir une exposition sur les ptérosaures, déclare Meg Beckel, présidente-directrice générale du Musée canadien de la nature. Cette exposition qui présente les découvertes et les données scientifiques les plus récentes sur ces mystérieux animaux ne manquera pas de ravir les visiteurs cet été. »

Les ptérosaures formaient un groupe de reptiles extrêmement prospère qui vivait il y a environ 215 millions à 66 millions d’années. Les premiers ptérosaures étaient relativement petits et avaient un corps trapu terminé par une longue queue. Au fil du temps, ils se sont diversifiés en une grande variété d’espèces. Certains avaient des mâchoires longues et effilées, des crêtes élaborées ou des dents spécialisées, d’autres ont acquis une taille immense. Dans une section de l’exposition, on pourra apprécier l’incroyable variété de leurs crêtes : en forme d’une dague qui jaillit du crâne ou d’une immense voilure qui se déploie au sommet de la tête.

« Les ptérosaures sont intéressants à étudier en raison de leur diversité, qui s’est exprimée alors même que les dinosaures dominaient sur la terre ferme, explique Jordan Mallon, Ph. D., chef de la paléontologie au Musée canadien de la nature. Ils ont mis au point le vol bien avant les oiseaux modernes et les chauves-souris. Cela montre bien qu’il existe dans la nature plusieurs solutions au même problème, qui est ici celui de pouvoir voler. »

Les fossiles de ptérosaures sont relativement rares à cause de la fragilité de leurs os, mais l’équipe de l’AMNH a réuni les meilleurs spécimens, notamment de Chine, du Brésil, d’Europe et du Midwest américain, comme le Pterodactylus antiquus d’Allemagne, le premier ptérosaure décrit (fin du XVIIIe siècle), et le robuste Dimorphodon macronyx, découvert en 1828 par la pionnière en paléontologie Mary Anning.

Parmi les découvertes plus récentes : un moulage du premier œuf de ptérosaure mis au jour (en 2004 en Chine) ainsi que des fossiles récemment exhumés en Roumanie. Le moulage d’une plaque de roche (de l’Ouest des États-Unis) portant les empreintes fossiles de pas de ptérosaure montre que ces animaux marchaient sur quatre membres, et notamment sur l’articulation des ailes.

Les visiteurs pourront admirer cinq modèles grandeur nature suspendus au plafond, dont le gigantesque Quetzalcoatlus northropi. Aussi haut qu’une girafe et avec des ailes d’une envergure de 10 mètres, il est le plus grand ptérosaure connu.

Un saisissant diorama en trois dimensions figure une scène d’une mer intérieure qui occupait l’actuel bassin d’Araripe au Brésil, le site le plus riche au monde en fossiles de ptérosaures. Les visiteurs pourront observer ces reptiles volants en train de pêcher et examiner des moulages de poissons et de plantes fossiles mis au jour à ce site.

À ne pas manquer : le jeu interactif qui permet au visiteur de diriger un ptérosaure virtuel pour attraper des poissons ou des insectes.

Pendant que l’exposition sera à l’affiche, le personnel du Musée animera une activité à l’aide de moulages et de spécimens de fossiles; les participants exploreront ainsi la mécanique du vol et la différence entre le vol battu et le vol plané. Un coin de jeux captivera les plus jeunes avec des jouets, des livres, de fausses ailes pour se déguiser et une table de casse-tête.

Les visiteurs désireux de mieux percer le mystère des ptérosaures apprécieront Monstres volants à l’affiche au cinéma du Musée. Ce film 3D primé d’Atlantic Productions a pour narrateur le célèbre réalisateur David Attenborough. Et aux plus audacieux, le Centre Inspiration Nature du Musée réserve une envolée exaltante dans les cieux du Jurassique : le visiteur utilisera tout son corps pour voler grâce à la plateforme de réalité virtuelle Birdly (coûts supplémentaires).

Une visite à l’exposition Ptérosaure : Voler à l’ère des dinosaures coûte 10 $ en plus des droits d’entrée du Musée. Le Musée se situe au 240 rue McLeod à Ottawa. Visitez nature.ca pour les droits d’entrée et les heures d’ouverture. Cherchez le mot-clic #Pterosaure sur les médias sociaux du Musée : Twitter (@museedelanature) et Instagram (museedelanature). Suivez le Musée sur facebook.com/Museecanadiendelanature.

Faits sur les ptérosaures :

  • Les scientifiques ont tenté d’élucider le mystère des ptérosaures depuis le XVIIIe siècle, alors qu’un fossile insolite s’est retrouvé dans la collection d’un prince allemand.
  • Le zoologue français Georges Cuvier a été le premier savant à identifier correctement cette étrange créature comme un reptile volant en 1809. Il lui a donné le nom de ptéro-dactyle, c’est-à-dire « doigt ailé ».
  • Les ptérosaures restaient inconnus en dehors de l’Allemagne jusqu’en 1828, jusqu’à ce qu’une jeune collectionneuse de fossiles appelée Mary Anning trouve un squelette partiel dans les falaises côtières de Lyme Regis dans le sud de l’Angleterre. Le fossile qu’elle a découvert, Dimorphodon macronyx, prouvait que les ptérosaures étaient variés et avaient une large répartition.
  • Les ptérosaures ne sont ni des oiseaux, ni des chauves-souris. Ce sont des reptiles volants et des cousins ​​proches de dinosaures qui ont évolué sur une branche distincte de l’arbre généalogique des reptiles.
  • Les ptérosaures sont les premiers animaux après les insectes à avoir acquis la capacité de voler proprement dit, c’est-à-dire non pas en sautant ou en planant, mais en battant des ailes afin de produire une portance et de se déplacer dans les airs.
  • Les ptérosaures qui sortaient de l’œuf vivaient d’abord au sol. Comme les oiseaux modernes, les adultes se posaient régulièrement pour se reposer, manger et s’abriter.
  • Les ptérosaures pondaient des œufs mous à la coquille souple comme celle des serpents et des lézards modernes. La plupart des œufs se sont désintégrés avant de pouvoir se fossiliser. Voilà pourquoi on en a découvert si peu. En revanche, les œufs de dinosaures avaient une coquille dure, aussi leurs fossiles sont-ils plus communs.
  • Au moment de l’éclosion, les ailes du ptérosaure étaient entièrement formées et l’animal pouvait probablement voler peu de temps après. Les scientifiques pensent aujourd’hui que les jeunes se débrouillaient seuls dès la naissance, sans l’aide des parents.

Un mot sur le Musée canadien de la nature

Le Musée canadien de la nature est le musée national de sciences et d’histoire naturelles du Canada. Il procure des connaissances fondées sur des faits et des expériences enrichissantes. Il manifeste son indéfectible engagement à l’égard de la nature d’hier, d’aujourd’hui et de demain par la recherche scientifique, la conservation de quelque 14 millions et demi de spécimens, des programmes éducatifs, des expositions permanentes et itinérantes et son dynamique site Web, nature.ca.

Renseignements pour les médias:
Laura Sutin
Musée canadien de la nature
613-698-7142
lsutin@nature.ca

Dan Smythe
Musée canadien de la nature
613-566-4781; 613-698-9253 (cell.)
dsmythe@nature.ca