1. Accueil>
  2. Au sujet du Musée>
  3. Historique et édifices>
  4. Histoire du Musée>
  5. Un riche passé
  • Favoris & Partage.

Un riche passé

Archives nationales du Canada © Archives nationales du Canada

Fermer.

La construction de l’Édifice commémoratif Victoria, la vitrine publique du Musée canadien de la nature, s'est terminée en 1910. Le Musée a ouvert ses portes au public deux ans plus tard.

En 2010, nous avons célébré une étape importante : le centenaire de la construction de l'édifice.

Cependant, le musée d'histoire naturelle du Canada plonge ses racines dans un passé plus lointain. De nombreux événements ont marqué l'histoire du Musée au cours des quelque 150 dernières années.

En effet, c'est en 1856 qu'on autorisa sir William Logan, le premier directeur de la Commission géologique du Canada, « à établir, dans un site approprié, un musée de géologie qui devrait être ouvert au public à des heures convenables ».

Celui que plusieurs considèrent comme le père des musées nationaux du Canada aménagea ce premier musée au siège social de la Commission, à Montréal. En 1880, la Commission déménagea à l’hôtel Clarendon à Ottawa.

Un pays en plein essor

James Ballantine © Archives nationales du Canada

Fermer.

Au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, la communauté universitaire et scientifique du Canada réclama, avec plus de vigueur, la création d'un musée national qui serait la vitrine des trésors naturels et historiques du Canada.

Deux facteurs principaux conduisirent à la décision d'ériger un bâtiment pour abriter le musée. D'abord, le Canada connut, à la fin du XIXe siècle, des progrès remarquables sur le plan économique et industriel, ce qui vint stimuler la confiance de cette nation naissante. Dans la nouvelle capitale d'Ottawa, on songeait à édifier des constructions bien en vue pour abriter les institutions du pays et symboliser son essor.

Le second déclencheur est le grand incendie de 1900 qui ravagea les deux tiers de Hull (maintenant la nouvelle ville de Gatineau) et dévasta le coeur d'Ottawa. Le Musée de géologie, situé à l'angle des rues George et Sussex, fut épargné, mais cet événement tragique mit en évidence sa vulnérabilité.

La construction du Musée

Archives nationales du Canada © Archives nationales du Canada

Fermer.

L’ÉCV durant la construction.

En 1901, le Parlement du Canada donna son aval à la construction d’un musée dédié à la reine Victoria, dont le règne de 64 ans arrivait à son terme.

Le premier ministre Wilfrid Laurier voulait faire d’Ottawa la « Washington du Nord » et projetait de créer une promenade le long de la rue Metcalfe, afin de relier le Parlement au futur musée. Bien que ce projet ne vît jamais le jour, on choisit comme emplacement, en 1903, un pâturage d’environ 4 hectares appartenant au juge de la cour suprême William Stewart. Ce site se trouvait à l'époque aux franges de la ville, à exactement un mille, soit 1,6 km, au sud du Parlement, au bout de la rue Metcalfe.

La tâche de concevoir ce nouvel édifice échut à l'architecte en chef du Dominion, David Ewart. L’édifice fut mis en chantier en 1905. Quelque 300 tailleurs de pierres d'Écosse traversèrent l'Atlantique pour travailler à la construction du deuxième édifice en importance d’Ottawa, après celui du Parlement.

La construction principale du Musée fut terminée en 1910. Le travail se poursuivit à l'intérieur où le personnel commença aussitôt à garnir les vitrines de minéraux, d’oiseaux et de fossiles. Le « château » ouvrit ses portes au public en 1912.

Martin Lipman © Musée canadien de la nature

Fermer.

Diorama des mouflons de Dall (Ovis dalli dalli).

La création des dioramas, à partir de 1936, constitua un des grands moments de l'art de l'exposition au Musée canadien de la nature. Ces scènes représentent la nature sauvage telle qu’on peut l’observer dans divers lieux au pays.

Musée canadien de la nature

Fermer.

Clarence Tillenius peignant le paysage du diorama du mouflon de Dall (Ovis dalli dalli), en 1962.

Plusieurs paysages d’arrière-plan sont l’oeuvre de Clarence Tillenius. Le diorama de l’ours grizzli représente la vallée où se rejoignent les provinces de l’Alberta et de la Colombie-Britannique et l’État américain du Montana. Pour s’y rendre, il fallait escalader une montagne de quelque 3 000 mètres

« Alors j’ai grimpé. J’ai dessiné et peint pendant des jours et des jours, lesquels ont été agrémentés par le spectacle répété non seulement des grizzlis, mais aussi des mouflons, des coyotes, des marmottes bavardes, des faucons et des aigles. »