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Conservation des collections

Martin Lipman © Musée canadien de la nature

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Préservons nos spécimens… au naturel pour les générations futures

En prenant grand soin des spécimens des collections, le personnel du Musée canadien de la nature préserve un témoignage historique et génétique fascinant pour les générations à venir. En fait, la conservation est un des principes qui sous-tendent toutes nos activités. Nous devons prendre soin de nos précieuses ressources, quelle que soit l’utilisation que nous en fassions.

Savoir bien préserver les spécimens n’est pas une tâche facile

La conservation a pour but ultime d’offrir des conditions propices à la préservation des spécimens des collections. Ainsi, des mesures tant passives qu’actives doivent être prises afin de réduire au minimum ou même d’éviter les dommages ou la détérioration qui pourraient se produire au cours de leur utilisation ou de leur rangement. Les méthodes de conservation ne doivent pas diminuer pour autant l’utilité des spécimens, qu’ils soient destinés à être exposés ou étudiés, à servir de référence ou à des fins pédagogiques.

Les mesures passives ont pour but de protéger les collections et ne dépendent de rien d’autre. Par exemple, les armoires de rangement munies de joints solides autour des portes fournissent une protection passive en maintenant l’humidité relative à l’intérieur à un niveau constant, même si une panne de courant devait couper temporairement le système de contrôle climatique du bâtiment.

Les spécimens ont tous des formes et des tailles différentes, peuvent être fragiles ou robustes, et ils doivent être exposés à des conditions climatiques différentes afin de demeurer intacts. Il faut empêcher certains spécimens de sécher alors que d’autres doivent demeurer secs; d’autres encore doivent être protégés des dégâts que pourraient causer des insectes et nombre d’entre eux se détériorent lorsqu’ils sont exposés à la lumière. Les corps acides que renferme le papier fait de pâte de bois peuvent endommager de nombreux spécimens, si bien qu’on utilise du papier de fibres de lin pour le montage et des boîtes de rangement de type Mylar. Les minéraux radioactifs doivent être entreposés dans une salle spéciale pour protéger le personnel des rayonnements.

Les collections du Musée sont entreposées à l’Édifice du patrimoine naturel, qui a été spécialement conçu à cet effet.

Les professionnels de la conservation ont défini au moins dix catégories d’agents de détérioration de spécimens. Visitez notre galerie de photos pour avoir un aperçu de la manière dont ces agents opèrent.

La conservation des collections fait la force du Musée

La recherche active est nécessaire, car elle sert à renforcer les mesures de conservation passives et à assurer ainsi la préservation d’un éventail aussi large de spécimens, ce qui représente un défi énorme. Les spécialistes des collections du Musée sont à la fine pointe de la recherche dans le domaine de la préservation des spécimens. S’ils communiquent les résultats de leurs recherches à l’occasion de conférences et de tribunes internationales, ils s’attachent surtout à appliquer ce qu’ils ont appris aux propres collections du Musée. Notre personnel est toujours à la recherche de solutions novatrices pour répondre aux besoins de nos clients internes.

Chef de file reconnu dans le domaine de la conservation, le Musée offre une variété de produits et services spécialisés à ses clients externes.

Dans le domaine de la conservation des spécimens, il est important de tenir des registres en bonne et due forme. Les procédures suivies au moment de la collecte de chaque spécimen sont notées ainsi que les méthodes utilisées pour préparer, préserver et utiliser ce spécimen. Si un spécimen se détériore, ces registres peuvent nous expliquer pourquoi, ce qui nous permettra peut-être de réparer les dégâts et d’éviter que d’autres soient touchés. Nous appliquons aussi ce souci de la préservation à nos archives institutionnelles, qui relatent l’histoire de cette vénérable institution nationale.

Le Centre de recherches sur la gestion et la conservation des collections est le centre de convergence professionnel du savoir-faire unique et de la vaste expérience du Musée dans les domaines de la conservation préventive et de la gestion de collections.

Anne Botman © Musée canadien de la nature

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Normes des laines bleues

Ces trois cartes étaient au départ recouvertes de bandes horizontales identiques de laine bleue de teintes différentes. Ces gammes de laine bleue servent à mesurer l’ampleur de la décoloration due à l’exposition à la lumière et aux rayons ultraviolets. La carte de gauche n’est pas décolorée. Sur celle du milieu, un pan longitudinal est protégé de la lumière par du papier aluminium (Al). Le pan un peu plus sombre était protégé par un filtre UV, alors que le pan le plus décoloré n’était pas protégé du tout. Cette carte est découverte à droite. Placée pendant huit mois le long d’une fenêtre exposée au sud, cette gamme de laine bleue montre une décoloration équivalente à celle enregistrée après des décennies d’exposition à l’éclairage commandé des salles d’exposition.

Marjorie Courtney-Latimer © Musée canadien de la nature

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Croquis historique, par Marjorie Courtney-Larimer, d’un coelacanthe recueilli vivant.

Objets complémentaires

Un très grand soin est également apporté à tout objet qui complète un spécimen donné ou qui apporte des renseignements supplémentaires à son sujet. Par exemple, pour compléter ce que nous savons de notre rare coelacanthe, nous avons un vrai hameçon, une ligne et un plomb utilisés couramment par les pêcheurs de la région où il a été trouvé. Nous possédons aussi des copies du premier dessin du premier coelacanthe recueilli vivant et étudié par des scientifiques, ainsi qu’une copie de l’affiche qui a permis à un autre scientifique d’en trouver un deuxième. Lisez l’histoire remarquable du coelacanthe dans Nos trésors préférés.